Mécanique Panorama

Un installation interactive autour de la ville, et de notre perception du temps

Mécanique Panorama est une installation interactive disposée sur le toit de l'hôpital Saint-Luc Saint-Joseph dans le cadre de la fête des lumières 2015.

Parler de la ville dans un lieu comme l'hôpital, c'est dire le monde qui continue sa route dans ce hors-temps du soin. Parler de la ville dans un hôpital, c'est ramener la dichotomie de deux temps en leur plus simple essence, la préciosité de la vie dans le tourbillon d'un monde changeant. C'est enfin rendre préhensible ce qui nous échappe d'un mouvement globalisant qui transcende l'humain et son rapport au temps.

Le spectateur se retrouve placé dans un lieu hors du temps, partagé entre la vue sur la ville et des vidéos de time-lapse de la ville elle-même. Le dispositif à naître depuis la terrasse du CH permet de comprendre cette technique par une gestion accessible de la vitesse d'émission des vidéos.

Par un système de roues dotées de compte-tour que les spectateur-trice-s peuvent actionner, ils, elles gèrent eux-mêmes la rapidité de l'image et du son projeté sur la terrasse. Ils, elles, peuvent ainsi voir une journée de la ville de Lyon projetée au sol, puis lever les yeux sur le panorama des quais du Rhône pour y retrouver la réalité inaltéré du temps. Ils peuvent s'arrêter sur un instant, une image, ou bien en tournant plus vite dérouler le paysage du jour à la nuit. Une deuxième vidéo propose le contrechamp du paysage des terrasses, capté depuis la colline de Fourvière qui surplombe l'hôpital. Une dernière enfin, par une technique différente (hyperlapse), permettra de naviguer dans les rues de Lyon, comme dans un long couloir hypnotisant. Et si le public s'en prend la fantaisie, il peut aussi passer à l'envers les vidéos, inverser le cours du son.

L'espace habité par le dispositif sera donc interactif et façonné par les personnes qui s'y trouveront. La musique et l'image se superposant, le public pourra composer un son et lumière improvisés selon son idée. Nous lui laissons ainsi les clefs de sa propre compréhension, de son jeu avec l'espace et le temps.